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20-01-2010
à 13:52
, Transmis par M.Khalid
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| Premier Sommet Maroc-Union Européenne |
Une première. Le sommet Maroc-Union Européenne, qui sera organisé en mars prochain, sous la présidence semestrielle espagnole de l'UE, contribuera à coup sûr à la réalisation de nouvelles avancées dans le processus de coopération extrêmement important entre l'Europe et le Maroc.
Pour donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïeb Fassi-Fihri, vient de recevoir à Rabat les ambassadeurs d'Espagne et de l'Union européenne (UE) qui lui ont présenté le programme de la présidence espagnole de l'UE.
Un programme qui va, sans aucun doute, dans le sens du renforcement du bon voisinage basé sur le respect des intérêts des autres, la défense des intérêts propres avec transparence et dans le cadre de la promotion des valeurs communes des sociétés des deux rives de la Méditerranée.
Il s'agit, pour l'Espagne et les autres membres de l'UE d'une relation stratégique, tant en raison de la proximité géographique que de la portée et l'intensité des intérêts communs. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération indique qu'à cet égard, « les deux parties se sont engagées à explorer au mieux les nouveaux outils et les mécanismes prévus par le Traité de Lisbonne en vue d'accélérer la mise en oeuvre du statut avancé qui avait ouvert, depuis octobre 2008, une perspective nouvelle au partenariat entre le Maroc et l'UE».
Pour le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, le sommet UE-Maroc servira à «stimuler, renforcer et améliorer l'ensemble du processus de modernisation du Maroc».
En effet, la réunion au sommet en terre espagnole va certainement offrir une opportunité de mesurer le chemin parcouru et de planifier des projets futurs. Elle sera également l'occasion pour évaluer les rapports entre le Maroc et l'Union européenne et avancer dans la mise en place de la politique de voisinage qui accorde au Maroc un statut privilégié au sein de l'UE.
Les avancées faites de part et d'autre depuis plusieurs années ont permis de renforcer le dialogue politique, l'intégration des économies, la coopération sectorielle et les échanges humains. Ces avancées n'auraient évidemment pas été possibles s'il n'y avait pas eu la conjonction entre, d'une part, la mise en œuvre d'un ambitieux programme de réforme et de modernisation lancé par S.M. le Roi Mohammed VI, et, d'autre part, la volonté de l'Union européenne de renforcer le dialogue et la coopération avec les pays voisins et la mise en place de la politique européenne de voisinage. Grâce à ces réformes, le Maroc a été choisi, aux côtés de l'Ukraine, comme seuls pays pouvant bénéficier de la «facilité gouvernance». Accordé au Royaume en octobre 2008, le statut avancé, qui était l'apanage de quelques rares pays d'Europe de l'Est, constitue une reconnaissance de l'effort important entrepris par le Royaume depuis une dizaine d'années, concernant les nombreuses réformes, en matière de droits de l'Homme, du code de la famille et du développement, avec notamment le lancement de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), une initiative tournée exclusivement vers la lutte contre la précarité et la marginalisation. A travers cet accord, l'UE approuve un paquet de mesures visant particulièrement la préparation d'un accord de libre échange global et approfondi, l'intégration progressive du Maroc dans plusieurs politiques sectorielles de l'UE, et le développement des échanges entre les peuples.
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