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29-05-2005
à 20:49
, Transmis par M.Khalid
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| Israël annonce la libération de 400 détenus palestiniens |
Le gouvernement israélien a approuvé la libération de 400 prisonniers palestiniens, mesure présentée par Ariel Sharon comme un soutien au président Mahmoud Abbas face aux organisations radicales en prévision du retrait israélien de Gaza.
D'apres un responsable gouvernemental, les ministres se sont prononcés en faveur de ces libérations par 18 voix contre trois.
Israël a déja libéré 500 prisonniers palestiniens, le 21 février, apres l'annonce d'une treve lors du sommet de Charm el Cheikh, en Egypte, mais l'Etat juif avait depuis suspendu l'élargissement de 400 détenus supplémentaires, invoquant l'inaction de l'Autorité palestinienne dans le désarmement des groupes radicaux.
"Israël a des raisons de se plaindre des Palestiniens, meme de tres sérieuses raisons de se plaindre, en ce qui concerne la mise en oeuvre des accords de Charm el Cheikh", a déclaré a ses ministres Ariel Sharon, cité par la radio israélienne.
"Mais meme ceux qui pensent que les événements des prochains mois risquent de renforcer les forces terroristes extrémistes doivent comprendre la nécessité de renforcer le principal élément modéré de l'Autorité palestinienne et mettre en oeuvre ce que nous avons promis", a ajouté le Premier ministre israélien.
"CE N'EST PAS ASSEZ"
Le gouvernement israélien veut démanteler a partir du mois d'aout l'ensemble des 21 colonies juives de Gaza et quatre des 120 de Cisjordanie. Les opposants a ce projet craignent que les groupes radicaux palestiniens interpretent ce retrait israélien comme une victoire.
Parmi ces opposants figurent des militaires et certains en Israël s'inquietent d'un possible mouvement de désobéissance au sein de l'armée.
Un soldat a ainsi été surpris dimanche en train d'écrire a l'aide d'une bombe de peinture sur le bâtiment du QG de l'état-major israélien "Les juifs n'expulsent pas les juifs", a-t-on appris de source militaire. Il a ensuite été arreté.
La libération des prisonniers est un sujet sensible pour les Palestiniens, qui considerent leurs 8.000 détenus en Israël comme des résistants a l'occupation des territoires de Cisjordanie et de Gaza.
"Ce n'est pas assez", a ainsi réagi le négociateur palestinien Saëb Erekat apres l'annonce de la libération des 400 prisonniers.
Il a aussi réclamé a l'Etat juif la convocation d'une commission israélo-palestinienne chargée de désigner les prisonniers concernés par cette mesure.
Un responsable du gouvernement israélien a répliqué que cette commission s'était déja réunie pour fixer les conditions de ces libérations et qu'aucune autre convocation n'était a l'ordre du jour. Les libérations devraient intervenir mercredi ou jeudi, a-t-il ajouté.
"Cette libération de 400 Palestiniens ne remplit pas les conditions posées par les Palestiniens et ne répond pas aux attentes des Palestiniens", a pour sa part estimé Sofiane Abou Zaideh, ministre palestinien chargé des prisonniers.
"Notre priorité est de commencer la libération de ceux qui ont été arretés avant (les accords intérimaires de paix en) 1994: les adolescents, les femmes, les malades et les personnes âgées, et les dirigeants politiques. Ce sont eux notre priorité", a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse a Gaza.
PAS DE "SANG SUR LES MAINS"
Selon lui, Israël pratique une politique de deux poids deux mesures.
"Dans leur logique, un prisonnier palestinien qui a tué un Israélien il y a 27 ans ou il y a cinq ans ou il y a un an doit rester en prison, tandis qu'un soldat israélien qui a pris une initiative qui a conduit a la mort d'enfants palestiniens n'a meme pas a etre jugé. Cela ne nous menera pas a la paix", a-t-il poursuivi.
Lors du conseil des ministres dimanche, Sharon a prévenu qu'aucun prisonnier ayant "du sang sur les mains" ne pourrait etre concerné par les libérations annoncées.
La loi israélienne impose au gouvernement de publier dans un premier temps les noms des prisonniers concernés par la mesure afin de permettre a n'importe quel citoyen de contester devant la justice une éventuelle libération.
Pour certains observateurs israéliens, l'annonce de ces libérations vise a étouffer les griefs palestiniens, notamment aupres des Etats-Unis, qui ont choisi de soutenir la volonté réformatrice du nouveau président palestinien Mahmoud Abbas. Ce dernier s'est plaint jeudi a Washington aupres de son homologue américain George Bush de l'attitude de Sharon, auquel il reproche d'entraver ses efforts vis-a-vis des groupes radicaux.
Apres la proclamation d'une treve en février entre le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne, Abbas a arraché aux organisations extrémistes la promesse d'une période d'accalmie.
La tension reste cependant palpable sur le terrain.
Un soldat israélien a ainsi tué dimanche un activiste palestinien qui menaçait de le poignarder a Hébron, en Cisjordanie, selon la version de l'armée israélienne.
Une porte-parole de Tsahal a assuré que cette derniere avait tiré des coups de semonce mais que l'homme avait continué d'avancer, affirmant que son intention était de tuer.
Des proches du défunt ont dit qu'il s'agissait d'un ouvrier du bâtiment en chômage et qu'il aurait du se marier en juin.
Dans la bande de Gaza, un activiste palestinien a été tué par l'explosion prématurée d'une grenade qu'il tentait de tirer en direction de la colonie de Neve Dekalim, a-t-on appris de source militaire israélienne et de source proche des services de sécurité palestiniens.
Deux activistes des Brigades des Martyrs d'al Aksa, liées au Fatah, ont été tués et trois autres ont été grievement blessés par l'explosion prématurée d'une bombe palestinienne dans un verger de Gaza, a-t-on appris de source proche des services de sécurité palestiniens.
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Source
: Reuters
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