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03-03-2005
à 09:40
, Transmis par M.Khalid
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Au Maroc la campagne de communication sur l'opération départ volontaire |
La campagne de communication sur l'opération départ volontaire de la fonction publique «Intilaka» a été lancée hier a Rabat. Il ne s'agit pas d'influencer la décision des fonctionnaires, mais de les informer pour assurer le succes de l'opération. L'objectif essentiel est, en effet, de sensibiliser les fonctionnaires sur les opportunités, mais surtout sur les alternatives. «C'est une campagne neutre qui a nécessité 4 millions 300.000 dirhams. Le gouvernement n'a pas un objectif quantitatif.
Le succes de l'opération s'évaluera en fonction du nombre des fonctionnaires qui vont créer leur propre projet pour faire embaucher d'autres personnes», a souligné Mohamed Boussaid, ministre chargé de la Modernisation des secteurs publics lors d'un point de presse.
La campagne de communication essaiera d'orienter les fonctionnaires vers les différentes sources d'information. Dans chaque ministere, une cellule d'information est créée pour renseigner les fonctionnaires intéressés par les modalités, les conditions et procédures de l'opération. La cellule centrale au sein du ministere de la Modernisation des secteurs publics est chargée de la coordination générale et de toute l'assistance nécessaire aux fonctionnaires. Elle a reçu, a elle seule, 10.160 visiteurs et 4300 appels téléphoniques. Le site web du ministere de la Modernisation des secteurs publics (www.mmsp.gov.ma) présente, quant a lui, depuis le 1er janvier 2005 une rubrique spéciale «départ volontaire». Depuis le lancement de l'opération, 330.000 internautes l'ont visité.
Il offre, en effet, une application informatique relative a la simulation des calculs des montants de l'indemnité de départ, la pension avant limite d'âge et la pension apres limite d'âge. 1500 e-mails ont été adressés aux responsables.
La campagne de communication vise quatre cibles : les institutionnels, le grand public, le régional, et le local et le terrain (actions de proximité). Ce sont surtout les fonctionnaires âgés entre 40 et 55 ans, mariés et ayant plusieurs enfants qui sont essentiellement visés.
Le ministre chargé de la Modernisation des secteurs publics n'a cessé de souligner au cours de cette rencontrre que l'opération Départ volontaire ne doit pas etre détournée de ses objectifs. «C'est une opportunité pour les fonctionnaires désireux d'entreprendre des activités dans le secteur privé et de prendre ainsi un nouveau départ dans leur vie professionnelle», a noté Mohamed Boussaid.
Le départ volontaire permettra, selon lui, de créer des conditions pour une grande initiative de l'emploi et de l'investissement. Ceci en ouvrant la voie aux fonctionnaires optant pour le départ volontaire. Ils peuvent investir leurs expériences dans la fonction publique dans des projets dans les petites et moyennes entreprises en fonction de l'indemnité reçue.
«L'échange entre le secteur privé et le secteur public est enrichissant pour les fonctionnaires concernés et pour l'économie dans tout son ensemble. Malheureusement depuis des années, les fonctionnaires ne veulent plus quitter l'administration. Cette opération pourra redynamiser la relation entre les deux secteurs», a-t-il précisé. Il a rappelé tous les objectifs de l'opération départ volontaire.
Celle-ci vise a régler quelques problemes de sureffectif dans certains corps et certains départements et a réformer l'administration en agissant sur les ressources humaines en vue d'optimiser leur répartition. En outre, on veut stabiliser la masse salariale qui a connu une hausse lors de ces dernieres années a son niveau actuel. Cette masse se développe annuellement de 2,5% a 3%.
Par ailleurs, nombreuses sont les caractéristiques de l'opération de départ volontaire. Elle est générale et ouverte a tous les fonctionnaires civils de l'Etat.
Elle est incitative car les fonctionnaires concernés dont le dossier est accepté par leurs administrations bénéficieront d'avantages financiers spécifiques sous forme d'indemnité de départ fixée a un mois et demi de rémunération globale brute par année de service effectif, dans la limite de 36 mois pour les fonctionnaires classés dans les échelles supérieures ou égales a 6 et sans plafond pour les échelles inférieures.
Toutefois, cette indemnité, exonérée de l'impôt général sur le revenu, ne peut excéder 50 % du montant total des salaires perçus jusqu'a l'âge de 60 ans ou 65 ans pour certains corps.
Mohamed Bousaid a tenu a souligner une information qui revet une grande importance. Les fonctionnaires ayant cumulé une ancienneté de 21 ans pour les hommes et 15 ans pour les femmes bénéficieront également d'une pension de retraite calculée sur la base de 2 % des éléments statuaires de leurs salaires jusqu'a la limite d'âge réglementaire et sur la base de 2,5 % quand ils atteindront la limite d'âge.
Le ministre a signalé également que le départ volontaire ne doit pas etre considéré comme un droit. C'est au chef de l'administration d'examiner et de décider sur la suite a réserver aux demandes formulées par les personnes qui désirent quitter la fonction publique. Les départements ministériels ont 15 jours maximum pour formuler une réponse.
Jusqu'a fin février 10.000 demandes ont été présentées dont 3.000 ont été acceptés. La moitié des dossiers déposés provient du ministere de l'Education nationale qui préfere faire un traitement global. |
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Source
: Le Matin
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