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28-09-2006
à 09:55
, Transmis par M.Khalid
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| Séminaire sur la responsabilité sociale des entreprises au Maghreb |
Un séminaire qui s'est tenu récemment sur la responsabilité sociale des entreprises au Maghreb et dans le bassin méditerranéen a souligné la nécessité pour les entreprises d'exercer leur responsabilité sociale envers leurs employés, et s'est interessé au rôle des syndicats dans le contrôle de l'application des lois sur le travail.
Les entreprises des pays du Maghreb exercent-elles leur responsabilité sociale ? Quel est le rôle des syndicats et de l'Etat dans ces pays en matière de contrôle de cette responsabilité ? Ces questions ont été abordées lors du séminaire Euro-Maghreb sur la responsabilité sociale des entreprises dans les pays méditerranéens, organisé par l'une des principales centrales syndicales du Maroc, la Confédération démocratique du travail, en partenariat avec les Comités de travail de Catalogne, et la fondation Paix et solidarité, qui a son siège en Espagne.
Ce séminaire, organisé à Casablanca en début de mois, visait à supporter les initiatives de travail et de coopération Nord-Sud et Sud-Sud entre les organisations syndicales, en approfondissant les réflexions conjointes et les échanges d'expérience en matière de renouveau de la responsabilité sociale.
Selon les participants, la responsabilité sociale des entreprises est étroitement liée au développement durable. Elle doit assurer aux travailleurs l'exercice de leurs pleins droits et la garantie d'un travail dans de bonnes conditions, sans injustice ni exploitation.
Pour conclure les activités de ce séminaire, un groupe de travail conjoint euro-maghrébin a été mis en place pour contrôler la responsabilité sociale des entreprises dans le bassin euro-méditerranéen.
Habiba Zahi, militante des droits du travail et membre du bureau directeur de la Confédération démocratique du travail au Maroc, a jugé que cette initiative était "favorable à notre classe ouvrière, en particulier en ce que de nombreuses entreprises étrangères, notamment espagnoles, ouvrent des filiales au Maroc. Elles doivent ainsi mieux faire comprendre la fusion entre gain d'activité économique et nécessité d'assurer le développement durable.”
Elle a affirmé que bien qu'elle comprenne l'objectif de profits matériels, les entreprises devaient néanmoins, selon elle, mettre en oeuvre des lois du travail pour remplir leur responsabilité sociale.
"Pour nous, syndicats, l'objectif premier est que l'ensemble des entreprises appliquent la loi”, a-t-elle déclaré, notant au passage qu'une étude du ministère de l'Emploi montre qu'aujourd'hui, seuls 15 pour cent des entreprises marocaines respectent les exigences de la loi du travail. Elle a indiqué qu'une partie de la lutte entreprise par les syndicats consiste à demander aux autorités compétentes qu'elles exigent que les entreprises respectent la loi.
"En appliquant cette législation, les entreprises auront rempli une grande partie de leur responsabilité sociale, parce que, pour moi, l'engagement d'une entreprise à travailler contre le travail des enfants, pour la protection des femmes, le respect des salaires et la dignité au travail … constituent les composantes de la responsabilité sociale de l'entreprise, que la loi du travail sauvegarde avant tout."
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