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06-10-2006
à 11:25
, Transmis par M.Khalid
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| Prix en hausse, Gel des salaires : protestation des travailleurs marocains |
De nombreux marocains ont exprimé leur amertume et des manifestants sont descendus dans la rue en protestant contre la hausse des prix qui s'est produite depuis plusieurs mois. Certains pourraient connaître un véritable bouleversement social si les revenus n'augmentent pas.
Le Maroc a subi des hausses de prix successives au cours de ces derniers mois, depuis que le Gouvernement s'est décidé à renoncer aux subsides sur les prix. De plus, l'augmentation du prix du pétrole sur les marchés internationaux s'est reflété dans les prix domestiques. Au vu des manifestations et des protestations passées et à venir, certains s'inquiètent du fait que le Maroc puissent connaître une généralisation des troubles.
La banque Al-Maghreb constate que les prix ont augmenté de 3% au cours des huit premiers mois de l'année, comparé à un pourcentage de 0.8% au cours de la même période, l'année dernière. La hausse typique du prix de la nourriture en période de Ramadan s'accompagne d'une hausse du prix de l'eau, de l'électricité, des transports et des coûts médicaux.
Selon Aujourd'hui le Maroc, des partis politiques divers, des unions et autres organisations ont poussé les publics à protester contre l'augmentation récente des coûts. Ils ont également fait parvenir des courriers au Premier Ministre, au Ministre des Finances et aux Présidents des Chambres du Parlement, en demandant que le Gouvernement mette fin au cycle de ces augmentations.
A la fin du mois de septembre, Casablanca a assisté à une manifestation contre la hausse du prix de la vie au square Mohammed V, en face du siège de la Municipalité de Casablanca. Le nombre de participants a été estimé à 700 par les organisateurs et à 300 par les officiels de sécurité. Les manifestants ont brandi des bannières dénonçant la hausse du prix de la vie, le gel des salaire, le transfert de sevices de base au secteur privé.
La manifestation était organisée par le Comité Local contre la Hausse des Prix, formé par le Parti du Progrès et du Socialisme, qui fait partie de la coalition gouvernementale, qui regroupe cinq partis de gauche, des associations féministes, des associations de jeunes, des opposants à la mondialisation, et des unions de commerce.
Mohammed Abu Al-Nasr, président de l'antenne, située à Casablanca, de la Société Marocaine pour les Droits Humains et coordinateur du comité Local contre la Hausse des Prix, a affirmé que la manifestation n'était que le commencement d'un mouvement de protestation appelé à s'intensifier et demandant la protection du pouvoir d'achat du citoyen et le relâchement des augmentations dans l'alimentation et les services de base.
"Nous travaillons en coopération avec des comités similaires qui ont vu le jour dans d'autres villes pour établir un programme national de protestation contre la hausse du prix de la vie, et qui connaîtra son apothéose à l'occasion d'une marche nationale à Casablanca", a-t-il déclaré à Magharebia.
Les groupes prévoit de maintenir la pression jusqu'à ce que soit atteint le but de revenir à des "prix raisonnables"."
Shanoufi Elarbi, secrétaire général du Parti Socialiste Démocratique à Casablanca, a dit à Magharebia : "Nous sommes ici afin de tirer la sonnette d'alarme. Les salaires ont été gelés depuis des années, alors que les prix continuent à grimper. Les choses en sont arrivées à un point très inquiétant. Nous avons peur d'une explosion sociale incontrôlée, ressemblant à ce que le Maroc a déjà connu dans le passé.
En janvier 1984, des émeutes consécutives aux prix alimentaires trop élevés avait causé la mort de douzaine de manifestants, dans des villes du Maroc. Le sujet avait été très largement couvert par la presse internationale.
En septembre 2000, les producteurs de l'ago-alimentaire marocains avaient protesté contre les prix du pétrole, qui avaient doublé dans une période très courte.
Espérant prévenir de tels soulèvements sociaux, des activistes comme Elarbi demandent au Gouvernement un relâchement immédiat des augmentations, spécialement en baissant les prix internationaux du pétrole, et demande aux autorités en place de reconnaître qu'il n'existe plus de justifications suffisantes à la situation présente.
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