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07-05-2007
à 09:27
, Transmis par M.Khalid
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| Tunisie: quatre à cinq mille juifs au pèlerinage de la Ghriba à Djerba |
Quatre à cinq mille juifs, selon les organisateurs, ont participé au pèlerinage annuel de la Ghriba, qui s'est achevé dimanche, dans l'île tunisienne de Djerba placée sous haute surveillance après les attentats au Maroc et en Algérie.
Les plus gros contingents de pèlerins sont venus de France et d'Israël, a indiqué le président de la synagogue de la Ghriba, Perez Trabelsi, lors d'une conférence de presse.
Ce rassemblement traditionnel de plusieurs jours autour de la plus ancienne synagogue d'Afrique, dans l'île touristique située à 500 kilomètres au sud de Tunis, s'est achevé dimanche avec une procession entre la Ghriba et deux autres synagogues de Djerba, qui en abrite seize au total.
Aux côtés des juifs tunisiens et libyens, d'autres groupes étaient venus d'Italie, de Turquie, d'Allemagne et de Grande-Bretagne, a ajouté M. Trabelsi.
Entre sept cents et mille Israéliens, généralement d'origine tunisienne, se sont rendus cette année à Djerba, a-t-il affirmé. En raison de l'absence de relations aériennes et diplomatiques entre leur pays et la Tunisie, ils sont venus via la France, Malte ou la Turquie et sont entrés en Tunisie munis d'un visa spécial.
Un énorme dispositif de sécurité, encore plus important cette année en raison des récents attentats au Maroc et en Algérie, avait été déployé à Djerba où sont installés un millier de juifs tunisiens.
"Plusieurs milliers de juifs de France ont renoncé à venir en raison des attentats au Maroc et en Algérie", a déclaré M. Trabelsi.
Haut lieu du judaïsme, avant être détruite puis reconstruite, durant la première diaspora (500 ans avant l'ère chrétienne), la Ghriba, petit édifice blanc et bleu d'un étage près de la petite ville de Houmt Souk, avait été la cible d'un attentat au camion piégé en avril 2002.
Vingt-et-une personnes avaient été tuées - quatorze touristes allemands, cinq Tunisiens et deux Français - lors de cet attentat revendiqué par Al-Qaïda.
Cet attentat, après ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, avait provoqué une nouvelle baisse de participation au pèlerinage. Ce n'est qu'en 2003 que les pèlerins ont repris le chemin de la Ghriba, leur nombre étant cette année, selon les organisateurs, supérieur à celui de 2006.
M. Trabelsi a estimé que l'ouverture de liaisons aériennes avec Israël "permettrait à vingt mille pèlerins de venir chaque année à Djerba".
Evoquant l'initiative de paix arabe, bien que rejetée par Israël, présentée au sommet de Ryad, en mars, il a souhaité un rapprochement entre juifs et arabes, soulignant que "la Tunisie a toujours été un pays de paix et de sérénité".
Un député israélien, David Dal, du parti centriste Kadima, présent à Djerba, a plaidé pour "un rapprochement fructueux avec la Tunisie".
En écho, le ministre tunisien du Tourisme, Tijani Haddad, a souligné la tradition d'ouverture et de tolérance de son pays de 10 millions d'habitants qui, a-t-il rappelé, a accueilli 6,5 millions de visiteurs l'an dernier.
"Djerba, a dit M. Haddad lors d'une conférence de presse, est une île de tolérance et la Tunisie un pays pluriel et tolérant où les trois religions du Livre (ndlr: islam, christianisme et judaïsme) ont toujours cohabité".
Forte d'environ cent mille personnes avant la création d'Israël, en 1948, la communauté juive de Tunisie compte aujourd'hui moins de deux mille membres, essentiellement à Djerba et dans la région de Tunis.
Les principales vagues d'immigration ont eu lieu en 1948, puis après l'indépendance de la Tunisie, en 1956 et, en 1967, lors de la guerre israélo-arabe des Six jours.
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Source
: AFP
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