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07-10-2006
à 11:52
, Transmis par M.Khalid
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Le vrai rendez-vous |
Un mois après la superbe victoire contre l’Italie, l’équipe de France aborde un rendez-vous important contre l’Ecosse, samedi, à Hampden Park. Attention danger !
Des Bleus dans quel état ?
C’est la grande question à l’orée de ce match particulièrement important contre l’Ecosse samedi. Dans quel état se trouvent les troupes de Raymond Domenech ? Pas mal de pépins ont en effet frappé la sélection ces derniers temps. William Gallas souffre d’une contracture à la cuisse. Patrick Vieira a reçu un gros coup sur la cheville lors d’un entraînement mercredi. Louis Saha est en récupération vitesse grand V suite à sa blessure contractée aux adducteurs avec Manchester United, et Sidney Govou a même été contraint de déclarer forfait pour des problèmes à la cheville. C’est donc entre hésitation et rappel de renforts (Sébastien Squillaci et Nicolas Anelka) que la préparation s’est effectuée. Pas évident pour tout le monde. D’autant que ce match sera tout sauf une partie de plaisir. Si la motivation n’a pas été délicate à trouver contre l’Italie le mois précédent, qui aura probablement été la prestation la plus aboutie des Bleus sous l’ère Domenech, il ne faudrait surtout pas que les Bleus se reposent sur leurs lauriers. «Il faut rester vigilant quand tout fonctionne bien. Ce sont souvent des moments qui sont difficiles parce qu’on tombe dans l’autosatisfaction, la sérénité béate. On oublie les petits détails. C’est là qu’il faut être le plus vigilant», annonce ainsi le sélectionneur en préambule. «Il faudra faire preuve d’abnégation et de volonté pour ramener les trois points car on sait que ça ne sera pas une partie facile. Là-bas, le football c’est 90 minutes d’engagement», confirme également Grégory Coupet. Surtout, ce match sera «le premier rendez-vous d'un Championnat d'Europe. Les matches d'avant, c'était dans l'après Coupe du Monde. Maintenant on y est», affirme Domenech.
L’Ecosse sur ses valeurs
Hampden Park sera en effet plein comme un œuf pour ce match. Pas de quoi intimider les Henry, Thuram et autre Malouda qui en ont déjà vu d’autres. D’ailleurs, à tout bien y regarder, l’Ecosse n’a rien du foudre de guerre. L’équipe de France garde un bon souvenir de son dernier déplacement à Glasgow, avec une victoire (0-2, Wiltord et Henry) en 2000, qui marquait au passage la première victoire de l’histoire des Bleus en terre écossaise. «Au niveau individualités, je ne connais pas trop leurs joueurs. Mais je sais que l’ambiance là-bas sera grisante pour eux», reconnaît ainsi Coupet. «Comme toujours face aux équipes britanniques, l’engagement physique sera total. Il faudra être prêt. Mais il ne faut pas que le match se résume à cela. Il faut que nous puissions développer notre jeu», analyse ainsi Florent Malouda qui retrouvera une équipe écossaise aux valeurs retrouvées sous l’impulsion du sélectionneur Walter Smith et qui a remporté ses deux premiers matches des éliminatoires (6-0 contre les Féroé, 1-2 en Lituanie)
Quel système de jeu ?
Reste à savoir dans quel système de jeu Raymond Domenech fera évoluer son équipe. Adepte du 4-4-2 pour le début de ses éliminatoires, il se pourrait que le sélectionneur modifie un peu son équipe pour ce match, et sera de toute façon contraint de changer son attaque amputée de Saha (probablement) et Govou. Disposée traditionnellement en 5-3-2, l’Ecosse utilise à merveille les couloirs. Il faudra donc aux Bleus contrer les débordements adverses. Surtout que les partenaires de Barry Ferguson n’ont pas l’intention de fermer le jeu. «Je suis impatient. C'est sans aucun doute l'un des matches les plus importants de ma carrière. C'est l'une des meilleures équipes du monde, si ce n'est la meilleure du moment. Ça va être un grand défi pour moi que de me mesurer à certains des meilleurs joueurs du monde», confie ainsi, ultra-motivé, le milieu de terrain des Rangers sur le site de l’UEFA.
Face à cette envie, Domenech dispose d’armes de choix, et de joueurs qui possèdent cette culture britannique. Henry, Makelele, Vieira… mais aussi Anelka connaissent (ou ont connu) parfaitement les joutes physiques imposées tous les week-ends. Le joueur de Bolton a été appelé au dernier moment, en suppléant de Sidney Govou. Si en 2002, l’enfant terrible du football français avait violement refusé la sélection (déjà en remplacement de Govou), cette fois, il ne s’est pas fait prier. Adoubé par nombre de cadres de l’équipe de France, Anelka pourrait disposer d’une nouvelle chance, aux côtés d’Henry, pour démontrer qu’il peut être largement utile aux Bleus. A lui d’envoyer (peut-être) les siens vers la première place du groupe B, qui lui tend les bras.
Programme de la 4e journée du Groupe B :
Ecosse - France
Iles Féroe - Lituanie
Italie - Ukraine |
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