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02-04-2008
à 12:00
, Transmis par M.Khalid
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Manchester, l'épouvantail |
A Rome (0-2) en quart de finale aller de la Ligue des Champions, Manchester United a démontré une nouvelle fois, et dans un style différent, qu'il avait une longueur d'avance sur la concurrence. Si bien que l'on se demande qui pourra arrêter les Red Devils cette saison sur le front européen.
Si la Ligue des Champions se cherchait un favori, elle l'a sans doute trouvé du côté de Rome mardi soir, lors d'un quart de finale aller qui a vu Manchester United prendre une très sérieuse option sur sa présence dans le dernier carré de la compétition. Les Anglais sont allés s'imposer 2-0 face à une équipe romaine certes privée de Francesco Totti mais qui, malgré toute la bonne volonté du monde, n'avait pas les armes pour faire trébucher le leader de la Premier League.
La performance de Manchester United est d'autant plus remarquable que mardi soir MU n'a pas fait du MU. Ayant troqué leur tunique rouge pour un maillot blanc, les joueurs de Sir Alex Ferguson ont également échangé leur flamboyance habituelle et leur jeu offensif pour une prestation tout en retenue. Tout en maîtrise. Durant une bonne partie du match, les coéquipiers de Rio Ferdinand ont assuré l'essentiel : tenir les débats et mettre à mal les velléités offensives adverses. Sans jamais trembler. Et sur deux actions, les doubles vainqueurs de la C1 (1968, 1999) ont fait parler un froid réalisme déjà entrevu au tour précédent face à l'Olympique Lyonnais (1-1, 1-0).
Sauf accident, Manchester United sera donc en demi-finale de la Ligue des Champions. Statistiquement, la probabilité de voir les Anglais au tour suivant est de 97%. De quoi ravir Patrice Evra, encore une fois très bon mardi soir. "On a peut-être eu l'impression que c'était facile, mais c'est beaucoup de travail derrière. En Europe, je crois qu'on a la meilleure défense, c'est bien aussi de le souligner. On était extrêmement concentré sur tous les aspects du jeu de la Roma. L'équipe est à maturité, cela fait deux ans qu'on joue ensemble." Plus que l'équipe, le Français peut même étendre ses compliments à l'ensemble du groupe mancunien.
Qui peut arrêter Manchester ?
Au stade Olympique de Rome, Sir Alex Ferguson a mis sur le pré un onze quelque peu remanié et sans doute pas celui qu'avait imaginé Luciano Spalletti avant la rencontre. Le manager écossais avait laissé Ryan Giggs sur le banc, titularisé Ji Sung Park dans le couloir droit tandis que Wayne Rooney évoluait à gauche et Cristiano Ronaldo s'occupait de la pointe de l'attaque. Un pari tactique qui s'est avéré payant et qui prouve, s'il le fallait encore, que MU a une longueur d'avance sur la concurrence. "Cristiano Ronaldo n'a pas joué souvent au centre de l'attaque, a reconnu Ferguson. C'était le cas contre Portsmouth et il avait déjà marqué deux fois. De toute façon, il peut jouer à tous les postes en attaque." Avec un tel joueur, les Red Devils peuvent voir loin. Très loin.
Eliminés la saison dernière en demi-finale par l'implacable Milan AC, les pensionnaires d'Old Trafford peuvent se rassurer. Milan l'empêcheur de tourner en rond n'est plus là. Dès lors, on peut se demander qui pourra stopper l'inéluctable marche en avant du club de Malcolm Glazer. Barcelone, que MU devrait retrouver au prochain tour ? Pour le moment, cela semble impossible. Les Blaugrana sont bien trop inconstants alors que Manchester brille par sa régularité dans la performance. Chelsea (qui est favori face à Fenerbahçe), Arsenal ou Liverpool ? Les Red Devils ont globalement la main sur eux en Premier League (ndlr : Manchester n'a perdu aucun match cette saison contre ces trois adversaires). Il n'y a pas de raison que cela soit différent sur le front européen. Après Wembley en 1968, Barcelone en 1999, Moscou a toutes les chances d'être le théâtre d'un troisième succès mancunien en C1. Le théâtre des rêves bien évidemment. |
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