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09-10-2007
à 09:18
, Transmis par M.Khalid
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L'athlète américaine Marion Jones rend ses médailles olympiques |
LOS ANGELES (AFP) - L'athlète américaine Marion Jones, qui a avoué vendredi s'être dopée entre septembre 200O et juillet 2001, a rendu les trois médailles d'or et les deux médailles de bronze qu'elle avait remportées aux jeux Olympiques de Sydney, a annoncé lundi le Comité Olympique américain (USOC).
"Elle (Marion Jones) s'est dessaisie cette après-midi des médailles qu'elle avait remportées malhonnêtement aux Jeux de Sydney", a déclaré le directeur exécutif de l'USOC à Colorado Springs (ouest), Jim Scherr.
"Elles (les médailles) sont en notre possession et elles retourneront au siège du Comité International Olympique (CIO) à Genève où elles seront remises aux vrais vainqueurs des Jeux", a ajouté Scherr.
Jones devra également être déchue de tous ses titres en compétition depuis le 1er septembre 2000 et devra reverser au Comité olympique américain 100.OOO dollars de primes acquis pendant cette période.
Scherr a précisé que Jones avait remis lundi ses médailles entre les mains de son avocat dans ses bureaux d'Austin. "Les médailles ont été rendues", a confirmé l'avocat de Jones, Henry DePippo, au magazine People. Il a ajouté que sa cliente "n'allait pas faire de commentaires sur cette affaire la procédure étant en cours, mais les médailles ont été rendues lundi".
Marion Jones à son arrivée le 5 octobre 2007 au tribunal de White Plains à New York (© AFP/Archives - Don Emmert)
Peter Uebberroth, président de l'USOC, a estimé pour sa part que les équipières de Jones dans les épreuves de relais féminins à Sydney, dans lesquelles elle avait obtenu deux médailles (une en or au 4x400m et une de bronze au 4X100m) devraient également rendre leurs breloques: Jearl Miles-Clark, LaTasha Colander-Richardson, Andrea Anderson et Monique Hennagan au 4x400 m, ainsi que Chryste Gaines, Torri Edwards, Nanceen Perry and Passion Richardson dans le 4x100 m.
"Nous pensons que quelque chose a été gagné de manière malhonnête et que cela a totalement entâché les courses de relais", a affirmé Scherr. "Nous demandons instamment à ces athlètes de renvoyer leurs médailles au CIO", a-t-il également ajouté.
Vendredi, Marion Jones, avait avoué devant un juge new yorkais -après des années de déni- avoir pris des produits dopants entre septembre 2000 et juillet 2001, officialisant ainsi les soupçons de dopage qui planaient sur elle depuis 2003.
Championne du monde en 1997 (100 m et 4x100 m), en 1999 (100 m), en 2001 (200 m et longueur), elle avait réussi un exploit aux JO de Sydney. Avec cinq podiums, dont trois titres (100 m, 200 m et 4x400 m), elle devint la première femme à réussir cette performance lors d'un tel événement. Elle obtint en outre deux médailles de bronze, au 4x100 m et à la longueur.
Lors des JO, son mari CJ Hunter, dont elle se séparera en 2001, est contraint de renoncer en raison d'un contrôle antidopage positif. Jones est éclaboussée par ses relations sulfureuses. Avec le nouvel homme de sa vie, Tim Montgomery, recordman du monde du 100 m en 2002, elle forme même le couple le plus rapide de la planète.
A trois mois des JO d'Athènes, où elle prendra simplement la 5e place à la longueur, son nom, et celui de Montgomery, apparaissent cependant à la rubrique dopage au milieu d'une liste d'athlètes qui auraient reçu de la THG, un stéroïde, du laboratoire Balco. A partir de là, la sprinteuse va nier, même devant des agents fédéraux malgré les accusations directes de Victor Conte, le patron de Balco, qu'elle va poursuivre pour diffamation, ou de CJ Hunter.
En 2006, Jones et le dopage sont liés de manière encore plus directe. Alors qu'elle réussit un retour très encourageant, en passant sous les 11 secondes à deux reprises sur 100 m, l'échantillon A de son contrôle effectué à l'issue des Championnats des Etats-Unis montre des traces d'EPO (érythropoïétine). Mais elle s'en sort grâce à l'analyse de l'échantillon B, déclaré négatif, qui l'innocente automatiquement.
La sprinteuse, plus victime de mauvaises rencontres que de sa propre malhonnêteté, finira cependant par avouer... |
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